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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 20:30

 

Mes activités d'élue, les tensions politiques et sociales du contexte actuel, me déconcentrent. J'ai beaucoup moins peint, alors que c'est pour moi de vrais bons moments, une échappée vers le beau, un vrai bonheur de laisser mon bras, ma main, mes yeux, jouer avec la couleur et les formes. Mais j'ai trouvé au fil de mes lectures des phrases qui m'ont reliée à ce que je cherche à faire ou qui expliquent ce que je perçois à travers les réactions et remarques des visiteurs.

J'ai par exemple découvert avec grand plaisir une phrase de Philippe Meirieu dans laquelle je me suis retrouvée et qui exprime très bien ce que je cherche à faire  :


"Je m’efforce de faire du vivant avec un arrangement improbable entre des références singulières, étrangères a priori, des rencontres le plus imprévues entre les gens et les cultures, mais qui re-élaborent  ce que nous nommons création et plaisir imprévu".

 

Daniel Arasse note à propos de Rotko que « Le petit tableau met le peintre à l'extérieur de sa propre expérience, alors qu'il est dedans quand la toile est immense. C'est un désir de communiquer, une forme de relation corporelle et visuelle avec l'observateur, de donner envie de « toucher », de sentir. » Il observe aussi que « avec l'éloquence de la couleur la vue devient comme un toucher ».

   

J'ai observé en effet que quelques visiteurs lors de mes expositions touchaient certains tableaux (en partiuculier Carex sur fond bleu, Les roseaux de la passion, Fougère), s'imaginant qu'ils vont toucher une vraie matière naturelle que j'aurais collée sur le tissu.

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 09:25
Qui ne s'est pas un jour retourné dans la rue ou sur les marches du métro pour admirer l'allure altière d'une Africaine revêtue de son pagne traditionnel. Qu'elle soit jeune ou vieille, mince ou opulente, elle porte avec une élégance naturelle un style tout particulier ces cotonnades aux graphismes et aux couleurs hardies, les fameux wax. C'est un "petit bonheur du jour" de rencontrer dans la grisaille monotone des foules de nos grandes villes de la couleur, de la fantaisie, de l'audace créative, quelque chose qui vit et qui vibre, sans ostentation, sans provocation. En voyant ces graphismes, ces couleurs, sur des corps de femmes, l'imaginaire s'emballe. Certains rêveront de voyages, d'exotisme, de sensualité. Moi j'y vois la femme nature, la femme fleur, la femme liane, l'oiseau, l'eau, le mouvement.  Les images s'imposent, et j'ai voulu les inscrire, les intégrer dans ces tissus, comme une synthèse de mes perceptions. C'est devenu un jeu, un plaisir de jouer avec la contrainte imposée par les imprimés, leurs motifs, leurs couleurs, et de trouver par de nouveaux motifs une harmonie nouvelle.
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 10:52

Je suis née dans une famille sans lien avec le monde de l'art, mais dans un environnement où la nature, les jardins, les plantes, les animaux étaient omniprésents. Pas la campagne de l'agriculture et des travaux des champs, mais la campagne refuge, plaisir, observations, bonheur. Ma mère avait la « main verte ». 

 Petite, j'ai eu envie d'apprendre à peindre, mais il n'était pas question alors de me donner "une éducation bourgeoise". J'ai renoncé. Je n'ai ni dessiné ni peint, mais j'ai fait un herbier et j'ai toujours été entourée de chats et de plantes.

Par une première alliance, j'intègre une famille d'artistes russes immigrés- la peinture y était passion et source de vie- , puis par une deuxième alliance une famille italienne où la peinture est culture, connaissance, histoire. Ma fille peint et j'en ai beaucoup de plaisir.

Et un jour très tard, à la retraite, en 2004, le charme du wax opère, et j'ai une envie très violente de m'inscrire dans ces tissus. Mon entourage m'a convaincue que ce que je faisais par plaisir pouvait aussi être agréable aux autres  

Je n'ai toujours pas appris à dessiner, mais j'aime le plaisir du geste, du mouvement, de la couleur. J'entre alors dans un autre univers et une partie obscure de moi-même se met à vivre, mais il  me  faut être seule, je n'ai aucune envie de m'inscrire dans un cours ou dans un atelier collectif. Quand je suis devant ma toile, seuls les chats ont droit de cité.
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