Présentation

Dimanche 8 juin 2008
Qui ne s'est pas un jour retourné dans la rue ou sur les marches du métro pour admirer l'allure altière d'une Africaine revêtue de son pagne traditionnel. Qu'elle soit jeune ou vieille, mince ou opulente, elle porte avec une élégance naturelle un style tout particulier ces cotonnades aux graphismes et aux couleurs hardies, les fameux wax. C'est un "petit bonheur du jour" de rencontrer dans la grisaille monotone des foules de nos grandes villes de la couleur, de la fantaisie, de l'audace créative, quelque chose qui vit et qui vibre, sans ostentation, sans provocation. En voyant ces graphismes, ces couleurs, sur des corps de femmes, l'imaginaire s'emballe. Certains rêveront de voyages, d'exotisme, de sensualité. Moi j'y vois la femme nature, la femme fleur, la femme liane, l'oiseau, l'eau, le mouvement.  Les images s'imposent, et j'ai voulu les inscrire, les intégrer dans ces tissus, comme une synthèse de mes perceptions. C'est devenu un jeu, un plaisir de jouer avec la contrainte imposée par les imprimés, leurs motifs, leurs couleurs, et de trouver par de nouveaux motifs une harmonie nouvelle.
Par Claude Moskalenko
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Dimanche 23 mars 2008

Je suis née dans une famille sans lien avec le monde de l'art, mais dans un environnement où la nature, les jardins, les plantes, les animaux étaient omniprésents. Pas la campagne de l'agriculture et des travaux des champs, mais la campagne refuge, plaisir, observations, bonheur. Ma mère avait la « main verte ». 

  Petite, j'ai eu envie d'apprendre à peindre, mais il n'était pas question alors de me donner "une éducation bourgeoise". J'ai renoncé. Je n'ai ni dessiné ni peint, mais j'ai fait un herbier et j'ai toujours été entourée de chats et de plantes.

Par une première alliance, j'intègre une famille d'artistes russes immigrés- la peinture y était passion et source de vie- , puis par une deuxième alliance une famille italienne où la peinture est culture, connaissance, histoire. Ma fille peint et j'en ai beaucoup de plaisir.

Et un jour très tard, à la retraite, en 2004, le charme du wax opère, et j'ai une envie très violente de m'inscrire dans ces tissus. Mon entourage m'a convaincue que ce que je faisais par plaisir pouvait aussi être agréable aux autres  

Je n'ai toujours pas appris à dessiner, mais j'aime le plaisir du geste, du mouvement, de la couleur. J'entre alors dans un autre univers et une partie obscure de moi-même se met à vivre, mais il  me  faut être seule, je n'ai aucune envie de m'inscrire dans un cours ou dans un atelier collectif. Quand je suis devant ma toile, seuls les chats ont droit de cité.
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Par Claude Moskalenko
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