Je suis née dans une famille sans lien avec le monde de l'art, mais dans un environnement où la nature, les jardins, les plantes, les animaux étaient omniprésents. Pas la campagne de l'agriculture et des travaux des champs, mais la campagne refuge, plaisir, observations, bonheur. Ma mère avait la « main verte ».
Petite, j'ai eu envie d'apprendre à peindre,
mais il n'était pas question alors de me donner "une éducation bourgeoise". J'ai renoncé. Je n'ai ni dessiné ni peint, mais j'ai fait un herbier et j'ai toujours été entourée de chats et de
plantes.
Par une première alliance, j'intègre une famille d'artistes russes immigrés- la peinture y était passion et source de vie- , puis par une deuxième alliance une famille italienne où la peinture est culture, connaissance, histoire. Ma fille peint et j'en ai beaucoup de plaisir.
Et un jour très tard, à la retraite, en 2004, le charme du wax opère, et j'ai une envie très violente de m'inscrire dans ces tissus. Mon entourage m'a convaincue que ce que je faisais par plaisir pouvait aussi être agréable aux autres.
Je n'ai toujours pas appris à dessiner, mais j'aime le plaisir du
geste, du mouvement, de la couleur. J'entre alors dans un autre univers et une partie obscure de moi-même se met à vivre, mais il me faut être seule, je n'ai aucune envie de
m'inscrire dans un cours ou dans un atelier collectif. Quand je suis devant ma toile, seuls les chats ont droit de cité.
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