Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 08:59

J'ai eu très grand plaisir de découvrir une phrase de Philippe Mérieu dans laquelle je me suis retrouvée et qui exprime très bien ce que je cherche à faire  :

"Je m’efforce de faire du vivant avec un arrangement improbable entre des références singulières, étrangères a priori, des rencontres le plus imprévues entre les gens et les cultures, mais qui re-élaborent  ce que nous nommons création et plaisir imprévu".

Il m'a donné volontiers son accord pour la reproduire ici et m'a encouragée à poursuivre ma démarche.

Par Claude Moskalenko - Publié dans : Histoire, culture, économie
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 15:11

Au bout de 4 ans et demi de vie, plus de 8300 curieux ont visité 135000 pages de ce site - merci à eux, même si les commentaires, hélas !, restent exceptionnels. Fort heureusement, les livres d'or lors des expositions ont recueilli plein d'expressions d'étonnement et de plaisir, une forme de reconnaissance réconfortante pour celui qui prend le risque d'exposer !

 

Au cours de cette période, j'ai réalisé 56 créations originales. 38 tableaux (certains des reproductions de modèles à succès et pour lesquels je disposais du tissu nécessaire), ont trouvé au fil du temps leur place auprès d'amateurs, et même de fidèles.

 

Cela m'encourage vraiment à poursuivre ce travail, et surtout à envisager d'autres expositions, principalement dans des lieux qui permettent l'accès à l'idée même d'exposition et de découverte culturelle à tout public : bibliothèques, médiathèques, centres sociaux, maisons de quartier. J'ai beaucoup de plaisir à peindre, mais le partage, l'échange, les rencontres que ces lieux rendent possibles, m'apportent un enrichissiment personnel, des émotions fortes, une réelle implication affective. 

 

Je dois beaucoup aux équipes qui m'ont permis d'exposer, à leur disponibilité, à leur créativité, à leur générosité. Qu'elles en soient remerciées !  

Par Claude Moskalenko - Publié dans : Actualités
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 19:02

J'ai été sollicitée par l'association Cap Sud Emergences de Méru, capitale de la nacre, pour participer, en collaboration avec la Médiathèque Jacques Brel, au festival interculturel Estivales d'ici et d'ailleurs. Le vernissage de mon exposition à la Médiathèque a eu lieu le 17 juin, et mes tableaux y resteront visibles jusqu'au 30 juin 2011.


Meru-1.jpgL'apport artistique et culturel des photos d'Aline Som, l'ajout des pagnes, bijoux, tampons artisanaux, les ouvrages sur les tissus et la mode du pagne, sont venus compléter et enrichir la présentation de mes toiles.Meru-3-copie-1.jpg L'ensemble était coloré, très bien documenté, et ouvrait la curiosité des visiteurs sur l'histoire du wax, sa place dans la culture de l'Afrique de l'Ouest, comme sur ma manière d'avoir réinvesti ce tissu sous une autre forme.Meru-4.jpgMeru-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vernissage fut un moment très chaleureux, en présence de représentants de la Municipalité, haut en couleur grâce à la participation d'Africaines revêtues de leurs pagnes traditionnels. Meru-5.jpgIl a été riche d'échanges, d'informations et de nouveaux projets, puisque déjà je suis sollicitée pour d'autres expositions, d'autres manifestations.




Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 10:39

Lors de ma visite au Musée Victoria & Albert de Londres à l'occasion de l'exposition "Diaghilev and the Golden Age of the Ballets Russes 1909 - 1929", j'ai eu le plaisir de découvrir, dans la boutique du Musée, des tampons issus de leurs collections et mis en vente exceptionnellement.

tampons01

Ces tampons étaient à la base de la technique artisanale du batik, et permettaient l'impression à la cire. tampons3

tampons2

 

Autre petite nouvelle, j'ai reçu la demande de création d'une robe de scène pour Rosemary Standley, la chanteuse vedette du groupe de musique franco-américain Moriarty.

Par Claude Moskalenko - Publié dans : Histoire, culture, économie
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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 11:00

Le vernissage de la troisième Biennale de la Fondation d'art Cénac à Soues (Grand Tarbes), le 7 octobre 2010, a été un véritable succès. Plus de 350 personnes sont venues à Soues. Le Tarbes-4choix très éclectique des oeuvres exposées de manière particulièrement réussie a répondu aux attentes d'un public très divers. La soirée s'est terminée autour d'un repas réunissant une centaine de personnes (artistes, amis, fidèles de la fondation, personnels de la commune qui ont oeuvré à sa réussite) dans une ambiance particulièrement chaleureuse. Tarbes-3

J'ai eu grand plaisir à échanger avec un des peintres de l'exposition, Roger Séto, et même si notre style et notre inspiration sont fondamentalement différents, nous nous sommes trouvé des points communs, le besoin d'expression d'une sensibilité particulière au monde et aux choses. De même, j'ai aimé échanger avec le père d'un jeune photographe particulièrement doué et que j'ai spécialement apprécié, Guillaume Saint-Michel, très déconcerté de découvrir ce don chez son fils. 

Tarbes-1

 

Je suis très contente des réactions très positives à mon travail du public, souvent étonné de son originalité, et je suis assez fière d'avoir même vendu un tableau ...

Tarbes-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je rappelle l'article qu'Anne-Marie Serres a rédigé pour la Fondation Cénac, "Le Petit Bigourdan de Paris" (printemps/été 2010), et "La voix de France" (août 2010) : 

 


 

article AMS3

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 18:32

Présentation de l'exposition

Dans toutes les sociétés, le tissu porte des messages, des symboles forts à travers son usage, la matière - laine, soie, coton ... - les couleurs, le graphisme. Il existe en tout lieu le tissu du quotidien, des jours de fête et d'apparat, du deuil et de la mort.

Le tissu est ainsi porteur de la signature d'une époque, d'un pays. Le wax, lui, est toute une histoire, tout un voyage entre l'Indonésie, l'Afrique de l'Ouest, la Hollande, l'Angleterre, et maintenant la Chine. C'est une part de mon intérêt pour lui, au-delà de son charme si particulier.

Notre époque est au métissage, chacun peut découvrir dans tous les domaines, que ce soit la musique, la cuisine, la décoration, la mode, etc., les influences du monde entier. L'intégration n'est pas seulement demandée à ceux qui viennent ici d'adopter nos modes de vie et nos coutumes, c'est aussi reconnaître et valoriser nos propres emprunts aux cultures venues d'ailleurs. C'est ce que j'essaie de faire à ma manière.

Je ne souhaitais qu'une chose, que cette exposition soit prétexte à échange, enrichissement mutuel, plaisir partagé, donnant ainsi toute sa valeur à la métaphore du tissu. Ne parle-t-on pas en effet du tissu social, de tisser des liens, du fil conducteur, de la trame d'un discours, etc. ?

Le-bonheur-de-créer
Pour cela, je me suis prêtée à l'accueil de petits groupes - adultes en situation d'alphabétisation venus de la cité, enfants de Bagnolet et de Paris - à la fois pour leur raconter l'histoire et le voyage du wax à travers l'Asie, l'Afrique, l'Europe et pour les intéresser aux graphismes utilisés et à leur symbolique et les mettre en situation d'être peintres eux-mêmes, de fabriquer leurs couleurs et de s'exercer à peindre sur le tissu. Ce furent de très bons moments d'échange, de plaisir partagé, et d'enthousiasme même chez les enfants.


Bagnolet fev 10
Bagnolet fev 102
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 19:06


Dans "Le Parisien" du  24 juillet (édition de la Seine-Saint-Denis), Marie-Pierre Bologna m'a consacré le 8e portrait de sa série "Mon bout de jardin". Voici un extrait de son texte et la photo qu'elle a prise avec en arrière-plan le jardin partagé qui vient de prendre forme à mon initiative, avec le soutien de la municipalité, au quartier des Quatre Chemins, à Pantin :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélène Zanier a eu la gentillesse de reprendre l'article dans le le blog des Verts de Bagnolet - en y ajoutant une présentation chaleureuse qui m'a vraiment touchée.   
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Actualités
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 09:25
Qui ne s'est pas un jour retourné dans la rue ou sur les marches du métro pour admirer l'allure altière d'une Africaine revêtue de son pagne traditionnel. Qu'elle soit jeune ou vieille, mince ou opulente, elle porte avec une élégance naturelle un style tout particulier ces cotonnades aux graphismes et aux couleurs hardies, les fameux wax. C'est un "petit bonheur du jour" de rencontrer dans la grisaille monotone des foules de nos grandes villes de la couleur, de la fantaisie, de l'audace créative, quelque chose qui vit et qui vibre, sans ostentation, sans provocation. En voyant ces graphismes, ces couleurs, sur des corps de femmes, l'imaginaire s'emballe. Certains rêveront de voyages, d'exotisme, de sensualité. Moi j'y vois la femme nature, la femme fleur, la femme liane, l'oiseau, l'eau, le mouvement.  Les images s'imposent, et j'ai voulu les inscrire, les intégrer dans ces tissus, comme une synthèse de mes perceptions. C'est devenu un jeu, un plaisir de jouer avec la contrainte imposée par les imprimés, leurs motifs, leurs couleurs, et de trouver par de nouveaux motifs une harmonie nouvelle.
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Présentation
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 10:54

Ce sont les encouragements de mes proches qui m'ont dans un premier temps incitée à utiliser certaines des mes toiles pour décorer le local d'une association. Je pensais ainsi améliorer l'accueil et l'ambiance par de la couleur, témoigner d'une attention aux personnes accueillies, en particulier aux femmes africaines qui ont gardé la mode du pagne et qui verraient là une reconnaissance de leur culture.

 

L'initiative fut très bien accueillie ; mais, quelle surprise, aucune Africaine  n'a reconnu le tissu familier par-delà le motif peint, alors même que certaines portaient le pagne fait du même tissu. Il a fallu qu'en riant je tienne un morceau de leur jupe, que je le rapproche de l'envers du tableau, pour que tout à coup tout s'éclaire ; c'est encore une fois l'illustration du fait que l'on ne voit pas ce qu'on n'a pas appris à reconnaître. Le wax, c'est le pagne, un vêtement, impossible de le penser dans le contexte européen du tableau. Alors donc j'avais peint sur le tissu de leur pagne ! Quel étonnement, et quel plaisir de reconnaître les wax coutumiers ! En remerciement, l'une d'elles m'a apporté un morceau de tissu, j'y ai inscrit et offert "Les hortensias".

 

Première exposition (printemps 2005)
Les occasions s'enchaînent ; un responsable de Maison de Quartier, passé par le local de l'association, me demande de faire une « vraie » exposition dans sa Maison de Quartier. Pourquoi non ? Premières affiches, premières invitations, nouveaux encouragements, première commande ("Les fougères" : voir acryliques sur wax 1).

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième exposition (juillet-septembre 2005)(voir acryliques sur wax 2)

Je quitte la Maison de Quartier pour un restaurant, le Relais, à la fois restaurant « cuisines du monde », centre de formation aux métiers de la restauration, et ancien atelier offrant ses murs aux expositions temporaires des artistes locaux : affiche plus professionnelle, invitation plus large, vernissage officiel. A cette occasion je rencontre Anne Grosfilley, anthropologue, auteure d'un ouvrage L'Afrique des textiles, et organisatrice d'une magnifique exposition sur les tissus africains à Rouen : de cette rencontre va naître un autre type de projet (v. l'article Le tissu comme métaphore et autres projets). 

  Encore une fois reconnaissance, étonnement, nouvelles commandes encore "Les fougères" (2ème édition), "Les iris", "Les chats", "Les coquelicots".  J'établis une fourchette de prix qui tient compte des dimensions et du temps passé (entre 100 et 300 €). 

Certaines toiles ont beaucoup de succès, j'accepte à l'occasion de reprendre le même motif dans la mesure où je peux retrouver le même tissu. Mais ce ne sera  jamais  exactement le même tableau. Certains wax sont suffisamment « classiques » pour que j'aie la chance de les retrouver ; d'autres resteront pièce unique

Troisième exposition (octobre 2006)(voir acryliques sur wax 3)

Cette fois, je veux prendre un risque différent. J'ai envie d'exposer dans la France profonde, dans un petit village entre Poitou et Touraine, à Saint-Rémy-sur-Creuse (500 hab). C'est un succès : je suis invitée à reconduire l'opération à la demande des habitants,  « pour le plaisir de tous ». J'ai pu mesurer à cette occasion combien les petits villages sont dans l'attente d'évén ements qui viennent rompre le quotidien, qui permettent de retrouver une convivialité de voisinage, de quitter son chez soi et sa télé, de redécouvrir aussi un autre mode d'être au monde, celui du faire, d'exister à travers le faire. Je perçois que cette attitude renoue avec ce qu'était, il y a encore peu de temps, dans le souvenir de chacun, le travail  de l'ébéniste, du ferronnier, de la couturière : un travail d'artisan dont chacun pouvait parler.

J'ai trouvé beaucoup d'intérêt à aller installer à domicile les tableaux achetés ("Les tournesols", "L'envol", "Les coquelicots avec chardons", "Les Tulipes", "L'essai"). 

 

 

 

  Quatrième exposition, Pantin, septembre  2007 : voir acryliques sur wax 4. 

Pendant le mois de l'exposition j'ai constaté plus de visiteurs sur le site et une augmentation sensible du nombre de pages vues (mais toujours pas de commentaires !).
Six toiles ont été achetées, dont l'une (Sicile) par le service culturel de la ville de Pantin. Ce tableau va donc rejoindre le fonds culturel de Pantin, qui vise à valoriser le travail des artistes de la ville et prête aux services administratifs les oeuvres qu'il détient.


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Cinquième exposition, Le Pré-Saint-Gervais, novembre 2007
Africoles.jpg Dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, j'ai participé avec mes tableaux et les wax non encore peints à l'exposition
"La vie par la vie : chroniques africoles",
organisée par La Paille et le Mil : succès d'estime, mesuré à  travers l'augmentation très sensible des nombres de visiteurs sur le site, "Brève rencontre" rencontre beaucoup de succès, mais comme pour d'autres toiles je ne puis m'en séparer. Je me sépare de "Vert et bleu" avec difficulté. J'en fais une autre version unique pour moi-même.  

Bondy, 30 septembre-18 octobre 2008

Compte  tenu du lieu d'exposition - la Bibliothèque municipale -, il nous a paru évident qu'il fallait ouvrir des perspectives sur la culture africaine, donner envie "d'en savoir plus".

Mes toiles devaient s'intégrer dans des références plus larges, par la présence d'objets africains du quotidien : tabourets, instruments de musique, bijoux, vêtements, aliments, etc., et de livres traitant des différents aspects de la culture du continent - avec un clin d'oeil pour les enfants.

Il me faut remercier très vivement l'équipe de la Bibliothèque et du Centre social Sohane, car ces objectifs ont été très bien percus par les visiteurs, dont beaucoup d'origine africaine.
Le livre d'or a été rempli de commentaires émouvants, sensibles, reconnaissants: pour certains, le plaisir de voir leur culture valorisée, reconnue, pour d'autres d'y voir une ouverture à l'autre.

On y trouve les petits mots des enfants, ceux des personnes âgées pour qui la bibliothèque est un lieu important de lien social et qui tiennent à préciser leur âge, des analyses plus élaborées de visiteurs très sensibles aux retrouvailles de leur culture...


Certains, plusieurs femmes en particulier, m'ont dit qu'elles redécouvraient là avec plaisir des aspects oubliés de leur culture.
Comme toujours, j'ai dû répondre aux mêmes questions :
comment vous est venue cette idée de peindre sur des tissus, avez-vous des modèles, etc. Cette fois j'ai pu dire que c'est parce que le wax, par ses couleurs, son graphisme, son exubérance, sa vitalité, n'est pas un tissu "raisonnable", qu'il a eu sur moi un effet libérateur.

 Metiss Mode à Bondy

Mes petites réalisations de vestes en wax  peintes plaisent suffisamment pour qu'elles fassent l'objet d'une présentation lors du défilé de mode organisé par la Municipalité de Bondy (93) dans le cadre de la fête de la ville et de la valorisation des oeuvres des habitants (Hôtel de Ville de Bondy, 26 juin 2009).



















            













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Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 10:53

Le tissu

Ce sont des coupons de wax difficiles à trouver, car en principe le wax se vend en pièces de 6 yards (5,5 m)  qui permettent de faire le pagne et la coiffe. Je les choisis selon mon humeur - d'autres me sont offerts et donc imposés d'une certaine façon.

La préparation

Quand j'achète le tissu je n'ai a priori aucune idée du thème ou motif que j'y intégrerai. Il faut pour cela que le tissu soit tendu dans son cadre en bois, centré en fonction des motifs et posé à la verticale.

Je passe un certain temps, de quelques jours à plusieurs mois dans d'autres cas, sans savoir ce que je vais faire. Je le regarde, le contemple, des images, des perceptions passent dans ma tête.

La réalisation

Une idée surgit, un thème s'impose, je prends mes pinceaux, je crée mes couleurs et je me lance. La composition se fait spontanément et évolue au fur et à mesure. Jamais je ne trace auparavant l'esquisse de quoi que ce soit : j'en ai déjà fait l'expérience et ce fut un échec, car mes pulsions successives ne correspondent plus au tracé de départ. L'erreur n'est pas possible; une fois posée la couleur est là - on peut en reprendre les contours, la transformer, la recouvrir, mais pas la faire disparaître.

Comment naît le dessin, le thème

Deux démarches d'ntégration :

 

     1.   De mes  « plantes compagnes » dans le graphisme et les couleurs du tissu

C'est le tissu, comme je l'ai déjà dit, ma contrainte et mon fil conducteur. Mes sources d'inspiration, d'imaginaire, sont bien sûr les couleurs, le graphisme, l'ambiance évoquée par l'ensemble.

Le graphisme comme dominante :

Prenons par exemple les tournesols : la répartition des cercles systématiques tous tournés vers le regard du spectateur, le graphisme de cercles concentriques, les couleurs jaune et noir, m'ont évoqué très vite un champ de tournesols de la Touraine.

Les oies : là encore, le graphisme s'impose : derrière les éléments bleus, surgissent les cous des oies ou des cygnes; les couleurs vertes et bleu rappellent l'eau et la nature.

 

La couleur comme dominante :

Par exemple les coquelicots : les couleurs bleu rouge jaune sont pour moi l'archétype du champ de blé d'autrefois - d'où mon choix.

L'ambiance suggérée :

Exemple : lys et bambous. Les lunettes bleu évoquent un regard sur l'eau. Le tracé marron sur fond jaune, des vaguelettes sur le sable : d'où la suggestion d'une vision à travers des végétaux d'un bord de lac.

Mais ce que je décris là est le résultat d'un travail d'analyse a posteriori. Très souvent au départ l'idée existe certes, mais ne prend corps qu'avec le geste, la main maniant les pinceaux et les couleurs jouant avec l'imprimé du tissu. Je ne comprends qu'après coup.  

       2.   Le chemin inverse : du motif du tissu dans mon graphisme  et mes couleurs.

Certains wax isolent et magnifient certains motifs, en particulier animaliers.

 

Ces derniers sont à ce point centraux, que je ne puis faire autrement que de les intégrer dans de nouveaux fonds que je crée ; l'essentiel reste toujours l'harmonie, le jeu des couleurs et des formes.

 

Ci-contre : à l'origine de Breve rencontre


Par Claude Moskalenko - Publié dans : Technique
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A l'école

Après avoir visité pour les journées du patrimoine l'Institut supérieur de peinture décorative de Pantin, où j'ai eu l'occasion d'admirer les peintures murales, les trompe-l'oeil, etc., je me suis donné ce challenge de suivre une formation de 10 jours, pour voir ce dont j'étais capable dans un tout autre style. Cet Institut est très coté et ses locaux particulièrement adaptés.

J'ai fait beaucoup de perspective, d'études de l'ombre et de la lumière, de fondus, etc., dans un groupe très chaleureux de professionnels en reconversion ou perfectionnement et d'autres participants venus pour leur propre plaisir comme moi. Nous avons bénéficié de la très grande compétence de notre professeure, Marie-France.

Au terme de ces 10 jours, j'ai réalisé, sur du papier kraft, la synthèse de mes apprentissages que voici :

paysage web

J'ai quand même eu l'occasion de montrer quelques-unes de mes toiles et des photos, j'ai eu des retours très positifs, et des encouragements à ne surtout pas abandonner mon style et ma créativité !

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