Dimanche 2 août 2009 7 02 08 2009 19:06


Dans "Le Parisien" du  24 juillet (édition de la Seine-Saint-Denis), Marie-Pierre Bologna m'a consacré le 8e portrait de sa série "Mon bout de jardin". Voici un extrait de son texte et la photo qu'elle a prise avec en arrière-plan le jardin partagé qui vient de prendre forme à mon initiative, avec le soutien de la municipalité, au quartier des Quatre Chemins, à Pantin :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélène Zanier a eu la gentillesse de reprendre l'article dans le le blog des Verts de Bagnolet - en y ajoutant une présentation chaleureuse qui m'a vraiment touchée.   
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Actualités
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 05 2009 16:15
Mes petites réalisations de vestes en wax  peintes plaisent suffisamment pour qu'elles fassent l'objet d'une présentation lors du défilé de mode organisé par la Municipalité de Bondy (93) dans le cadre de la fête de la ville et de la valorisation des oeuvres des habitants (Hôtel de Ville de Bondy, 26 juin 2009). Une seule de mes vestes a été retenue compte tenu de la richesse du défilé. Elle a été accompagnée d'une robe noire. Succès assuré de l'ensemble du défilé, j'attends la vidéo qui retrace l'événement.




















Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 05 2009 16:13

Ma participation à la troisième Biennale de la Fondation d'art Cénac située à Soues (Grand Tarbes), qui aura lieu en octobre 2010, est confirmée. Cette exposition présente bien sûr les oeuvres de Marc Cénac ainsi que celles de huit artistes. Outre le rayonnement que permet cet événement,  j'aurai ainsi l'opportunité d'avoir une présentation de mon travail dans la revue "Arts Actualités Magazine".  A cette occasion, j'envisage de présenter certains de mes tableaux dans des encadrements "à l'américaine" (voir "Fleurs dans son cadre"). Cette présentation ajoute un plus à certaines composition en en valorisant les aspects graphiques (par exemple jeu de carrés et de cercles).

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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 11:11
La Mairie de Pantin a organisé une semaine de la démocratie locale  où s'est inscrite également la journée de la femme (13 mars). Trois temps forts pour cette journée, un petit déjeuner inter-culturel où ont été abordés les aspects diététiques, un temps organisé par les Centres de santé sur la santé et la prévention, un troisième temps de plaisir autour d'un repas musical offert par la ville aux femmes des différents quartiers au restaurant Le relais - cuisines du monde. Mes tableaux se sont inscrits dans le décor du restaurant et sont restés exposés pendant tout le mois de mars. Certaines femmes m'ont sollicitée pour les initier à ma technique dans le cadre des ateliers des Maisons de quartier.

 

                                                       



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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 10 2008 18:45
Bondy, 30 septembre-18 octobre 2008
Compte  tenu du lieu d'exposition - la Bibliothèque municipale -, il nous a paru évident qu'il fallait ouvrir des perspectives sur la culture africaine, donner envie "d'en savoir plus".

Mes toiles devaient s'intégrer dans des références plus larges, par la présence d'objets africains du quotidien : tabourets, instruments de musique, bijoux, vêtements, aliments, etc., et de livres traitant des différents aspects de la culture du continent - avec un clin d'oeil pour les enfants.

Il me faut remercier très vivement l'équipe de la Bibliothèque et du Centre social Sohane, car ces objectifs ont été très bien percus par les visiteurs, dont beaucoup d'origine africaine.
Le livre d'or a été rempli de commentaires émouvants, sensibles, reconnaissants: pour certains, le plaisir de voir leur culture valorisée, reconnue, pour d'autres d'y voir une ouverture à l'autre.

On y trouve les petits mots des enfants, ceux des personnes âgées pour qui la bibliothèque est un lieu important de lien social et qui tiennent à préciser leur âge, des analyses plus élaborées de visiteurs très sensibles aux retrouvailles de leur culture...


Certains, plusieurs femmes en particulier, m'ont dit qu'elles redécouvraient là avec plaisir des aspects oubliés de leur culture.
Comme toujours, j'ai dû répondre aux mêmes questions :
comment vous est venue cette idée de peindre sur des tissus, avez-vous des modèles, etc. Cette fois j'ai pu dire que c'est parce que le wax, par ses couleurs, son graphisme, son exubérance, sa vitalité, n'est pas un tissu "raisonnable", qu'il a eu sur moi un effet libérateur.
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Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 06 2008 09:25
Qui ne s'est pas un jour retourné dans la rue ou sur les marches du métro pour admirer l'allure altière d'une Africaine revêtue de son pagne traditionnel. Qu'elle soit jeune ou vieille, mince ou opulente, elle porte avec une élégance naturelle un style tout particulier ces cotonnades aux graphismes et aux couleurs hardies, les fameux wax. C'est un "petit bonheur du jour" de rencontrer dans la grisaille monotone des foules de nos grandes villes de la couleur, de la fantaisie, de l'audace créative, quelque chose qui vit et qui vibre, sans ostentation, sans provocation. En voyant ces graphismes, ces couleurs, sur des corps de femmes, l'imaginaire s'emballe. Certains rêveront de voyages, d'exotisme, de sensualité. Moi j'y vois la femme nature, la femme fleur, la femme liane, l'oiseau, l'eau, le mouvement.  Les images s'imposent, et j'ai voulu les inscrire, les intégrer dans ces tissus, comme une synthèse de mes perceptions. C'est devenu un jeu, un plaisir de jouer avec la contrainte imposée par les imprimés, leurs motifs, leurs couleurs, et de trouver par de nouveaux motifs une harmonie nouvelle.
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Présentation
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 10:54

Ce sont les encouragements de mes proches qui m'ont dans un premier temps incitée à utiliser certaines des mes toiles pour décorer le local d'une association. Je pensais ainsi améliorer l'accueil et l'ambiance par de la couleur, témoigner d'une attention aux personnes accueillies, en particulier aux femmes africaines qui ont gardé la mode du pagne et qui verraient là une reconnaissance de leur culture.

 

L'initiative fut très bien accueillie ; mais, quelle surprise, aucune Africaine  n'a reconnu le tissu familier par-delà le motif peint, alors même que certaines portaient le pagne fait du même tissu. Il a fallu qu'en riant je tienne un morceau de leur jupe, que je le rapproche de l'envers du tableau, pour que tout à coup tout s'éclaire ; c'est encore une fois l'illustration du fait que l'on ne voit pas ce qu'on n'a pas appris à reconnaître. Le wax, c'est le pagne, un vêtement, impossible de le penser dans le contexte européen du tableau. Alors donc j'avais peint sur le tissu de leur pagne ! Quel étonnement, et quel plaisir de reconnaître les wax coutumiers ! En remerciement, l'une d'elles m'a apporté un morceau de tissu, j'y ai inscrit et offert "Les hortensias".

 

Première exposition (printemps 2005)
Les occasions s'enchaînent ; un responsable de Maison de Quartier, passé par le local de l'association, me demande de faire une « vraie » exposition dans sa Maison de Quartier. Pourquoi non ? Premières affiches, premières invitations, nouveaux encouragements, première commande ("Les fougères" : voir acryliques sur wax 1).

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième exposition (juillet-septembre 2005)(voir acryliques sur wax 2)

Je quitte la Maison de Quartier pour un restaurant, le Relais, à la fois restaurant « cuisines du monde », centre de formation aux métiers de la restauration, et ancien atelier offrant ses murs aux expositions temporaires des artistes locaux : affiche plus professionnelle, invitation plus large, vernissage officiel. A cette occasion je rencontre Anne Grosfilley, anthropologue, auteure d'un ouvrage L'Afrique des textiles, et organisatrice d'une magnifique exposition sur les tissus africains à Rouen : de cette rencontre va naître un autre type de projet (v. l'article Le tissu comme métaphore et autres projets). 

  Encore une fois reconnaissance, étonnement, nouvelles commandes encore "Les fougères" (2ème édition), "Les iris", "Les chats", "Les coquelicots".  J'établis une fourchette de prix qui tient compte des dimensions et du temps passé (entre 100 et 300 €). 

Certaines toiles ont beaucoup de succès, j'accepte à l'occasion de reprendre le même motif dans la mesure où je peux retrouver le même tissu. Mais ce ne sera  jamais  exactement le même tableau. Certains wax sont suffisamment « classiques » pour que j'aie la chance de les retrouver ; d'autres resteront pièce unique

Troisième exposition (octobre 2006)(voir acryliques sur wax 3)

Cette fois, je veux prendre un risque différent. J'ai envie d'exposer dans la France profonde, dans un petit village entre Poitou et Touraine, à Saint-Rémy-sur-Creuse (500 hab). C'est un succès : je suis invitée à reconduire l'opération à la demande des habitants,  « pour le plaisir de tous ». J'ai pu mesurer à cette occasion combien les petits villages sont dans l'attente d'évén ements qui viennent rompre le quotidien, qui permettent de retrouver une convivialité de voisinage, de quitter son chez soi et sa télé, de redécouvrir aussi un autre mode d'être au monde, celui du faire, d'exister à travers le faire. Je perçois que cette attitude renoue avec ce qu'était, il y a encore peu de temps, dans le souvenir de chacun, le travail  de l'ébéniste, du ferronnier, de la couturière : un travail d'artisan dont chacun pouvait parler.

J'ai trouvé beaucoup d'intérêt à aller installer à domicile les tableaux achetés ("Les tournesols", "L'envol", "Les coquelicots avec chardons", "Les Tulipes", "L'essai"). 

 

 

 

  Quatrième exposition, Pantin, septembre  2007 : voir acryliques sur wax 4. 

Pendant le mois de l'exposition j'ai constaté plus de visiteurs sur le site et une augmentation sensible du nombre de pages vues (mais toujours pas de commentaires !).
Six toiles ont été achetées, dont l'une (Sicile) par le service culturel de la ville de Pantin. Ce tableau va donc rejoindre le fonds culturel de Pantin, qui vise à valoriser le travail des artistes de la ville et prête aux services administratifs les oeuvres qu'il détient.



Cinquième exposition, Le Pré-Saint-Gervais, novembre 2007

Africoles.jpg Dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, j'ai participé avec mes tableaux et les wax non encore peints à l'exposition
"La vie par la vie : chroniques africoles",
organisée par La Paille et le Mil : succès d'estime, mesuré à  travers l'augmentation très sensible des nombres de visiteurs sur le site, "Brève rencontre" rencontre beaucoup de succès, mais comme pour d'autres toiles je ne puis m'en séparer. Je me sépare de "Vert et bleu" avec difficulté. J'en fais une autre version unique pour moi-même.                   accueil
Par Claude Moskalenko - Publié dans : Expos
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 10:53

Le tissu

Ce sont des coupons de wax difficiles à trouver, car en principe le wax se vend en pièces de 6 yards (5,5 m)  qui permettent de faire le pagne et la coiffe. Je les choisis selon mon humeur - d'autres me sont offerts et donc imposés d'une certaine façon.

La préparation

Quand j'achète le tissu je n'ai a priori aucune idée du thème ou motif que j'y intégrerai. Il faut pour cela que le tissu soit tendu dans son cadre en bois, centré en fonction des motifs et posé à la verticale.

Je passe un certain temps, de quelques jours à plusieurs mois dans d'autres cas, sans savoir ce que je vais faire. Je le regarde, le contemple, des images, des perceptions passent dans ma tête.

La réalisation

Une idée surgit, un thème s'impose, je prends mes pinceaux, je crée mes couleurs et je me lance. La composition se fait spontanément et évolue au fur et à mesure. Jamais je ne trace auparavant l'esquisse de quoi que ce soit : j'en ai déjà fait l'expérience et ce fut un échec, car mes pulsions successives ne correspondent plus au tracé de départ. L'erreur n'est pas possible; une fois posée la couleur est là - on peut en reprendre les contours, la transformer, la recouvrir, mais pas la faire disparaître.

Comment naît le dessin, le thème

Deux démarches d'ntégration :

 

     1.   De mes  « plantes compagnes » dans le graphisme et les couleurs du tissu

C'est le tissu, comme je l'ai déjà dit, ma contrainte et mon fil conducteur. Mes sources d'inspiration, d'imaginaire, sont bien sûr les couleurs, le graphisme, l'ambiance évoquée par l'ensemble.

Le graphisme comme dominante :

Prenons par exemple les tournesols : la répartition des cercles systématiques tous tournés vers le regard du spectateur, le graphisme de cercles concentriques, les couleurs jaune et noir, m'ont évoqué très vite un champ de tournesols de la Touraine.

Les oies : là encore, le graphisme s'impose : derrière les éléments bleus, surgissent les cous des oies ou des cygnes; les couleurs vertes et bleu rappellent l'eau et la nature.

 

La couleur comme dominante :

Par exemple les coquelicots : les couleurs bleu rouge jaune sont pour moi l'archétype du champ de blé d'autrefois - d'où mon choix.

L'ambiance suggérée :

Exemple : lys et bambous. Les lunettes bleu évoquent un regard sur l'eau. Le tracé marron sur fond jaune, des vaguelettes sur le sable : d'où la suggestion d'une vision à travers des végétaux d'un bord de lac.

Mais ce que je décris là est le résultat d'un travail d'analyse a posteriori. Très souvent au départ l'idée existe certes, mais ne prend corps qu'avec le geste, la main maniant les pinceaux et les couleurs jouant avec l'imprimé du tissu. Je ne comprends qu'après coup.  

       2.   Le chemin inverse : du motif du tissu dans mon graphisme  et mes couleurs.

Certains wax isolent et magnifient certains motifs, en particulier animaliers.

 

Ces derniers sont à ce point centraux, que je ne puis faire autrement que de les intégrer dans de nouveaux fonds que je crée ; l'essentiel reste toujours l'harmonie, le jeu des couleurs et des formes.

 

Ci-contre : à l'origine de Breve rencontre


Par Claude Moskalenko - Publié dans : Technique
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 10:52

Je suis née dans une famille sans lien avec le monde de l'art, mais dans un environnement où la nature, les jardins, les plantes, les animaux étaient omniprésents. Pas la campagne de l'agriculture et des travaux des champs, mais la campagne refuge, plaisir, observations, bonheur. Ma mère avait la « main verte ». 

  Petite, j'ai eu envie d'apprendre à peindre, mais il n'était pas question alors de me donner "une éducation bourgeoise". J'ai renoncé. Je n'ai ni dessiné ni peint, mais j'ai fait un herbier et j'ai toujours été entourée de chats et de plantes.

Par une première alliance, j'intègre une famille d'artistes russes immigrés- la peinture y était passion et source de vie- , puis par une deuxième alliance une famille italienne où la peinture est culture, connaissance, histoire. Ma fille peint et j'en ai beaucoup de plaisir.

Et un jour très tard, à la retraite, en 2004, le charme du wax opère, et j'ai une envie très violente de m'inscrire dans ces tissus. Mon entourage m'a convaincue que ce que je faisais par plaisir pouvait aussi être agréable aux autres  

Je n'ai toujours pas appris à dessiner, mais j'aime le plaisir du geste, du mouvement, de la couleur. J'entre alors dans un autre univers et une partie obscure de moi-même se met à vivre, mais il  me  faut être seule, je n'ai aucune envie de m'inscrire dans un cours ou dans un atelier collectif. Quand je suis devant ma toile, seuls les chats ont droit de cité.
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Par Claude Moskalenko - Publié dans : Présentation
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 10:35
Le village de Saint-Rémy-sur-Creuse est situé dans le département de la Vienne. 


Traversé par la Creuse (Pialat y a tourné son Van Gogh),




















il héberge des habitats troglodytes tout à fait remarquables.








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Ma petite maison y conserve l'allure d'une longère d'autrefois.


Par Claude Moskalenko - Publié dans : Histoire, culture, économie
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